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D’ouvrier voirie à bonnetier, le déclic de reconversion de Jean-Pierre Daese

Ce mois-ci, nous rencontrons Jean-Pierre, bonnetier chez Lemahieu depuis 1989, qui nous parle de sa reconversion, le pourquoi de cette réorientation, tout en nous faisant découvrir son métier.

Publié le 24 février 2020 | Rubrique : Le déclic
Publié le 24 février 2020 | Rubrique : Le déclic

Jean-Pierre est devenu bonnetier il y a un peu plus de 30 ans. Conducteur de machine de production et de transformation des fils pour la fabrication d’articles de maille, il gère, avec 4 autres bonnetiers, un parc de 40 machines. Il alimente les métiers à tricoter circulaires en fil, pour confectionner des pièces de tricot. Il nous révèle, dans cette interview son parcours et ce choix de réorientation dans l’univers de la mode.

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Que faisiez-vous avant d’être bonnetier ?

Je travaillais à la Direction Départementale de l’Equipement de Besançon, j’étais ouvrier réseaux et voiries, je m’occupais de la réfection des voies de chemin de fer.

Quelle est la date de votre déclic ?

C’était en 1989, j’avais 22 ans !

Quel a été ce déclic ?

Je souhaitais revenir vivre dans le Nord. Le hasard m’a bien aidé…

Vous souvenez-vous de votre état au moment du déclic ?

Je ne savais pas trop quoi faire comme métier, j’étais assez ouvert à la reconversion, prêt à me réorienter professionnellement.

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Qu’est-ce qui a influencé ce changement de vie pour devenir bonnetier?

C’est grâce à mon beau-frère, qui m’a, au détour d’une conversation, indiqué que son entreprise recherchait des bonnetiers. Je lui ai innocemment demandé si bonnetier consistait à faire des bonnets. Il m’a expliqué qu’il travaillait dans la maille et que les machines qu’il gérait tricotaient… Et c’est là que j’ai découvert ce métier.

Pourquoi le secteur de la mode et du luxe ?

A l’époque, parce qu’il y avait cette opportunité. Aujourd’hui, parce que je me rends compte de la valeur de mon métier et de sa rareté.

Quelle image aviez-vous de ce secteur avant de devenir bonnetier ?

J’avais quelques aprioris sur l’industrie du textile, ma mère y avait travaillé. J’avais une image de cet univers plutôt féminine, assez industrielle, l’usine, le travail à la chaîne. J’ai découvert, en réalité, que c’était un secteur innovant, en phase avec les nouvelles technologies, riche de savoir-faire, où beaucoup d’hommes avaient aussi leur place.

Comment cette filière vous a-t-elle accueillie ?

Très bien ! L’apprentissage du métier de bonnetier prend du temps. C’est un métier de précision et de minutie, où l’on côtoie différentes machines, différentes techniques, différentes matières. J’y ai tout appris, j’ai été formé chaque jour dès mon intégration.

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Que diriez-vous à ceux qui n’ont pas encore eu le déclic ?

Il faut aller jusqu’au bout de ses rêves, ne pas avoir peur d’un changement radical, aller de l’avant. J’ai eu la chance de trouver une entreprise avec un savoir-faire reconnu, d’apprendre un métier exceptionnel. J’en suis très fier.

Aujourd’hui, Jean-Pierre est bonnetier chez Lemahieu. Cette société au savoir-faire remarquable est au service des marques qui souhaitent relocaliser leur production en France, dans les meilleures conditions sociales et environnementales. 

Savoir pour faire est une campagne organisée par le Comité Stratégique de Filière Mode & Luxe. Elle est financée par le DEFI, le C.T.C et FRANCE ECLAT, avec la participation de l’UIT et d’Unitex.

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